Monthly Archives: juillet 2026

Les chiffres viennent de tomber. L’OCDE a publié en juin 2026 ses estimations sur le tourisme mondial pour l’année 2025. Ils confirment une tendance que le secteur de l’hébergement en France attendait avec impatience : le tourisme international a non seulement retrouvé son niveau d’avant la pandémie, mais il le dépasse désormais.

847 millions de touristes internationaux : le tourisme mondial en forme

Les arrivées de touristes internationaux dans les 38 pays membres de l’OCDE ont progressé de 3,4 % entre 2024 et 2025. Ils atteignent désormais plus de 847 millions. Un chiffre qui dépasse officiellement les niveaux d’avant la pandémie de Covid-19, selon l’organisation.

Ce résultat est d’autant plus remarquable que le contexte mondial reste incertain.
L’OCDE note elle-même que les préoccupations géopolitiques, économiques et sécuritaires « peuvent influencer les décisions de voyage ».
Pourtant, les touristes continuent de partir. La demande touristique mondiale s’est révélée structurellement solide, portée par une envie de voyager qui résiste aux turbulences.

La France, première destination mondiale avec 102 millions d’arrivées

Parmi tous les pays du classement OCDE, la France conserve en 2025 sa place de destination numéro un au monde. L’hexagone attire plus de 102 millions d’arrivées internationales, contre 100 millions en 2024. La France devance l’Espagne (94 millions) et les États-Unis (72 millions).

Pour les professionnels de l’hébergement (hôteliers, gérants de campings, propriétaires de gîtes), ce leadership mondial est une garantie de demande durable
La France n’est pas une destination de mode. C’est une destination structurelle, qui attire massivement et régulièrement des touristes du monde entier.

Ce que ces chiffres signifient pour les repreneurs et investisseurs

Pour quelqu’un qui envisage de reprendre un hôtel, un camping ou un gîte en France, ces données sont un signal fort. Elles confirment que le marché dans lequel vous investissez est solide et en croissance. La France y occupe une position de premier plan à l’échelle mondiale.

Reprendre un établissement touristique en France en 2025-2026, c’est s’appuyer sur un flux de visiteurs en hausse, une demande domestique et internationale soutenue, ainsi qu’un secteur qui a démontré sa capacité à rebondir après les crises les plus sévères.

Bien sûr, ces chiffres globaux ne dispensent pas d’une analyse fine du projet : la localisation de l’établissement, son positionnement, sa rentabilité réelle et la cohérence de son prix de cession restent des éléments déterminants. Mais le contexte de marché, lui, est favorable. C’est une base solide pour construire un projet sérieux.

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Alors, comment savoir si ce camping est rentable avant de signer une offre ou un compromis. Voici comment évaluer concrètement la rentabilité d’un camping avant de vous engager.

Le chiffre d’affaires fait-il la rentabilité du camping ?

C’est l’erreur la plus fréquente chez les primo-repreneurs : se focaliser sur le chiffre d’affaires affiché par le vendeur.
Un camping qui réalise 350 000 € de chiffre d’affaires n’est pas forcément plus rentable qu’un établissement à 180 000 €. Tout dépend des charges, de la structure des coûts, et de la rentabilitéréellement dégagée.

Les indicateurs clés à analyser

Pour valider la faisabilité d’un projet, il y a plusieurs indicateurs à vérifier :

Le RevPAR (revenu par emplacement disponible). C’est le point de départ de toute analyse.
Il exprime sur une saison le CA généré par type d’hébergement.
Cet indicateur combine occupation et tarif moyen. Il permet de comparer objectivement deux établissements, même de tailles différentes. Le RevPAR pourra varier selon le standing de l’établissement, la région et le positionnement commercial.

Le taux d’occupation, complète cette lecture.
L’objectif se situe entre 35 et 45 % en moyenne annuelle pour un camping 3-4 étoiles. Biensûr, avec de fortes variations saisonnières : 50 à 65 % d’occupation en haute saison pour les 4-5 étoiles, contre 15 à 25 % en basse saison.
Un taux d’occupation très inférieur à la moyenne du secteur, dans une zone à forte demande touristique, peut signaler un potentiel de développement commercial inexploité, ou au contraire un problème de positionnement. 

EBE retraité (Excédent Brut d’Exploitation retraité) : il s’agit de l’excédent brut d’exploitation recalculé en corrigeant certaines charges ou certains produits propres au mode de gestion du vendeur (rémunération, dépenses personnelles, charges exceptionnelles, etc.).
L’objectif est de refléter la rentabilité réelle du camping telle qu’elle sera pour le futur exploitant. Ce qui permet de faciliter l’évaluation de sa capacité à financer son acquisition.

Attention à la valorisation : le prix demandé est-il cohérent ?

Une fois ces indicateurs analysés, il reste une question essentielle. Le prix de cession demandé est-il en cohérence avec la rentabilité réelle de l’établissement ?

Pour vérifier le prix de cession, il convient de combiner plusieurs méthodes de valorisation.
Nous pouvons citer les deux principalement utilisées. La méthode par le Chiffre d’Affaires et la méthode par la rentabilité.
En fonction de s’il s’agit d’une vente de fonds de commerce ou fonds de commerce + foncier, les multiples appliqués seront différents.

Un camping dont le prix de cession dépasse largement ce que justifient ses indicateurs de rentabilité représente un risque réel. Le remboursement de l’emprunt pourrait absorber une part excessive de la trésorerie disponible. Ce qui ne laisserait pas de marge pour développer l’activité ou faire face aux imprévus.

Pourquoi ces chiffres seuls ne suffisent pas

Mais voilà le piège : tous ces indicateurs sont nécessaires, mais aucun n’est suffisant isolément.

En complément de ces indicateurs financiers, il est important d’analyser la concurrence, le positionnement commercial du camping, son potentiel de développement ou pas…

Et c’est précisément pour cette raison qu’une étude de faisabilité est indispensable avant tout engagement.
Cette étude ne se contente pas d’examiner les chiffres du passé. Elle évalue si le projet, avec votre profil de repreneur et vos axes de développement, sera viable et finançable dans les années à venir.
L’étude de faisabilité croise l’analyse financière avec l’étude de plusieurs paramètres. Le marché local, la concurrence, la cohérence du prix, et la capacité réelle de l’établissement à se développer.

Sans cette étude, un repreneur prend sa décision sur la base de chiffres bruts, sans savoir s’ils correspondent à un potentiel réel ou à un plafond déjà atteint.

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C’est à ce stade que notre expertise prend tout son sens.
Avant même de constituer votre dossier de financement, Coventis Conseils réalise gratuitement une étude de faisabilité complète de votre projet de reprise de camping.

Notre objectif est simple : vous apporter une réponse claire, objective et argumentée à la question essentielle : votre projet est-il économiquement viable et finançable au regard des critères du secteur et des attentes des établissements bancaires ?

Cette analyse en amont vous permet de valider la cohérence de votre projet. Elle sert à identifier d’éventuels points de vigilance ainsi qu’à aborder vos démarches de financement avec une vision réaliste de vos chances de succès.

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